• Année : 2015 
  • Équipe de conception : Julie Freychet et Pierre DUMAS
  • Concours - Petite machine à habiter.

CONTEXTE HUMAIN

Bernard et Claire vivent dans une petite maison de centre bourg dont ils ont hérité. Ils aiment les vieux murs épais de cette maison qui protègent de nombreux souvenirs. Lieu où le temps a déposé le charme de leur histoire familiale.

Voilà quatre ans qu’ils vivent sous ce toit. Ils aiment l’âme de ce foyer, mais ils le considèrent trop sombre et trop étroit pour que leurs projets familiaux puissent s’y accomplir. Car aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence : il manque de l’espace. Thomas à bientôt 10 ans, Bernard a la ferme volonté de poursuivre son activité professionnelle en home-office.  Hyperactive, la famille souhaite que le projet consacre un espace dédié aux loisirs musicaux et sportifs, afin de permettre leur développement personnel.

Ils décident de pousser le toit un peu plus haut en écrivant un chapitre de plus à l’histoire de leur demeure.

CONTEXTE RURAL

Les centres bourg du monde rural manquent parfois d’attractivité pour les nouveaux habitants, ils préfèrent investir dans un carré d’herbe et un pavillon, plutôt qu’investir des vieux murs insérés entre d’autres habitations. La surélévation peut être un moyen de changer la donne, en attirant des nouveaux amateurs de centre bourg.

La surélévation permet de rationnaliser le coût de l’espace en tentant d’offrir de nouvelles aménités et usages, aux côtés des aménités de centre bourg (commerces, vie sociale, services d’état).

LE PARTI PRIS

Le projet a pour point de départ ce couple, pour qui nous imaginons ce prototype de greffe architecturale. L’existant sombre et étroit doit évoluer pour répondre aux évolutions de la société et proposer de nouveaux usages pour ce patrimoine de centre bourg, trop souvent délaissé au profit des pavillons de lotissements.

Cette maison devra rompre avec l’immobilisme et permettre par sa structure une flexibilité. Penser comme un prototype elle devra être adaptable :

adaptable à l’évolution de la vie familiale (nouvelle extension, modification des fonctions, retraite)
adaptable à d’autres destinations d’usages (entreprises, plateau de travail partagé, local associatif etc.

« MÉMOIRE DE MATIÈRE», fait appel à la mémoire des matériaux réemployés. La matérialité de la toiture existante s’étire simultanément au développement du volume. Rien ne se perd : chaque élément déposé pour permettre la surélévation, trouvera un nouvel usage, sous la forme d’un nouvel ensemble.

L’objectif économique du projet force à innover dans la manière d’écrire et de concevoir le projet. Nous devrons réemployer avant de consommer. Le processus conduit à une méthodologie mettant en œuvre un chantier principalement en auto-construction où les actions premières consisteront à DEMONTER, CONSERVER, DETOURNER, ET RÉEMPLOYER.

 La « source » de la déconstruction n’étant pas suffisante pour bâtir l’ensemble du projet, la priorité suivante sera de dénicher les matériaux de seconde main sur des sites comme « leboncoin » ou par les délaissés du voisinage ou rebus d’entreprises voisines.

 

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